INTRODUCTION
Sur la période 1993-2003, l’économie camerounaise a connu un taux de croissance moyen annuel de 4,6%. Il en a été de même pour le secteur rural dont la part dans le PIB s’est maintenue autour de 20%, avec 15% pour le PIB des productions végétales. Durant cette période, la croissance du PIB agricole a été tirée par les cultures vivrières qui ont connu un taux de croissance annuel moyen de 4,9% contre 1,6% pour les cultures industrielles.
Depuis l’année 2000 et ce dans le cadre de l’enrichissement des politiques ciblées du DSRP, de multiples études ont été conduites sur les secteurs de croissance dans les domaines de : (i) la création des richesses, (ii) l’intégration dans l’économie, (iii) la création d’emplois, (iv) la contribution aux exportations et (v) la distribution des revenus. La position privilégiée de l’agriculture vivrière et l’agriculture industrielle et d’exportation a été confirmée, respectivement en première et quatrième position des quinze (15) branches productives prioritaires.
Le présent document constitue la synthèse de l’actualisation et l’adaptation du Document de Stratégie de Développement du Secteur Rural (DSDSR), version février 2002, en matière d’agriculture et de développement rural. Il s’inscrit dans la continuité de l’accomplissement des missions assignées au MINADER et des évènements récents ayant eu lieu sur la scène nationale, sous-régionale, africaine et internationale. L’ambition ici est de relever le défi de l’anticipation prospective et de saisir des opportunités nouvelles.
Le diagnostic approfondi met en évidence le rôle clé du secteur rural dans l’économie et la société camerounaise, en même temps qu’il renvoie à l’abondante dotation en ressources productives et une déficience dans leur valorisation. L’analyse met en exergue les opportunités et contraintes relatives au développement des structures de production, de l’équipement rural, du développement de l’emploi et de l’amélioration du cadre institutionnel ainsi que les défis majeurs à relever par le secteur.
La stratégie du MINADER poursuit sept objectifs stratégiques déclinés en grands programmes structurants et projets, assortis d’un cadre de dépenses à moyen terme. La stratégie d’intervention, les éléments de coût et les modalités de mise en oeuvre sont également développés.
Le Gouvernement entend dès lors engager avec les différents acteurs de ce secteur prioritaire, un dialogue constructif, devant déboucher sur un partenariat actif qui garantisse durablement la croissance et la compétitivité et dans lequel les rôles de l’Etat, du secteur privé, des collectivités territoriales décentralisées et de la société civile seront clairement définis. La conclusion de ces programmes est rendue d’autant plus urgente que le secteur doit s’arrimer aux discussions en cours avec les bailleurs de fonds sur l’amélioration de l’efficacité de l’aide au développement.

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