Dans un contexte de changement climatique ou la régularité de l’alternance entre la saison pluvieuse et la saison sèche est fortement perturbée, les agriculteurs s’interrogent sur les stratégies de résilience durables à adopter. Par ailleurs, la production agricole étant tributaire d’intrants comme les semences, les engrais et les produits de traitement phytosanitaires, l’optimisation des rendements permet de mieux rentabiliser cet investissement. Cependant l’agriculture conventionnelle à travers la surconsommation des pesticides chimiques remet en cause l’objectif de production durable recherché au regard de la pollution de l’environnement et des risques pour la santé des consommateurs. C’est pourquoi, des approches intégrées développées par les chercheurs doivent être davantage vulgarisées pour améliorer la production agricole non seulement en quantité, mais aussi en qualité.

Le MYCO, une biotechnologie simple à la portée de l’agriculteur pour une production saine et optimale

Ruben Etienne MPECK, Secrétaire général de CAMFAAS et journaliste à succès bien connu du paysage agricole camerounais est Directeur de publication journal Agric-Infos  . Il a recueilli des informations sur une biotechnologie novatrice permettant aux producteurs de booster leurs productions. Ces informations sont relayées dans les différents réseaux de communication du forum pays afin de toucher le plus grand nombre. Il s’agit d’un biofertilisant microbien dont le promoteur est le Professeur Dieudonné NWAGA. C’est donc une technologie qui s’appuie sur l’utilisation des microorganismes du sol.

Les résultats obtenus depuis plus de 15 ans dans divers types de sols au Cameroun montrent que les biofertilisants microbiens entraînent une amélioration de la croissance et des rendements de diverses cultures. Le rendement de la productivité peut dépasser les 200% par rapport aux parcelles qui ne sont pas inoculées donc traitées avec le Myco.

Parmi les cultures testées, il y a les fruitiers, les céréales, les légumineuses, les cultures maraichères, les tubercules et les plants en pépinière. L’utilisation du Myco épouse l’itinéraire technique de la culture que vous allez mettre en place. L’application se fait par enrobage des graines des boutures, ou encore on met une cuillerée de 25 grammes de Myco dans un poquet. Toutefois, Certaines semences comme les graines de maïs, ou les semences maraîchères sont enrobés au départ avec des produits chimiques, dans ce cas, il est conseillé de les débarrasser d’abord de ces produits.

Ces biofertilisants confèrent aux plantes une meilleure résistance au stress hydrique. Au-delà de l’optimisation des rendements, moins chers et produits localement donc faciles à acquérir, ils perdurent plus longtemps dans le sol et ne présentent pas de risque pour la santé des consommateurs.

 

Bebel Nguepi